Association de sauvegarde du Théâtre de Rieux-Volvestre

La Tourasse

La Tourasse (Grosse Tour en occitan)

C’est une ancienne tour seigneuriale de la famille Marquefave (Coseigneurs de la cité), datant du 11ème siècle, permettait à l’origine de surveiller le pont d’Auriac et les fortifications.

Après son rachat par les consuls en 1517, elle servit de lieu de rassemblement pour les notables, pour la tenue des assemblées du diocèse civil, de conservatoire des archives, d’arsenal, de prison, et de poste de guet.

En 1923, le théâtre à l’italienne est aménagé, et devient salle de cinéma en 1962 avant d’être désaffecté en 1965.

En 1990, le bâtiment de la Tourasse a été inscrit dans son intégralité, à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Les différentes parties

La tour médiévale

Construite au 11e siècle par les Tersac, coseigneurs de la cité, cette tour est vendue par la famille Marquefave à la communauté en 1517.

La façade et les niveaux sont modifiés au 18ème siècle. Au premier étage, la seule fenêtre du 18ème siècle a conservé un chapiteau feuillagé en pierre calcaire blanche. La grande pièce du premier étage était l’aula ( grande salle) des Tersac puis des Marquefave.

Les geôles

La Tourasse sert de prison à partir de 1517 jusqu’au début du 19ème siècle . Elle se situe au rez-de-chaussée, à gauche de l’entrée. Elle est constituée de deux geôles (cellules) ainsi que d’un couloir servant accessoirement de prison. On y retrouve de nombreux témoignages poignants de prisonniers, constitués de textes et de représentations diverses (graffitis) dans la pierre. Ces témoignages sont d’une valeur inestimable mais également d’une grande fragillité. Elles sont d’une valeur inestimable mais également d’une grande fragilité. Un fait historique marquant se déroula en 1560 : Arnaud Duthil, usurpateur de Martin Guerre, a été enfermé dans un de ces cachots pendant son jugement. Il sera ensuite jugé en appel à Toulouse. Une scène du film « le retour de Martin Guerre» retraçant son histoire, fut tournée à Rieux, sur la place de la cathédrale, en 1981.

Le Théâtre

Au 19ème siècle, est aménagé au premier étage un petit théâtre dont les locaux sont loués à des troupes ambulantes. Donné en bail en 1923 à la société Philharmonique « les enfants de Rieux », la salle est entièrement remaniée en un petit théâtre à italienne. Plus tard, elle sera utilisée comme salle de cinéma. La décoration est réalisée par un artiste local Monsieur Mercié, épicier de métier et peintre durant ces loisirs. Une grande partie de cette décoration est peinte sur boiserie :scènes bucoliques aux couleurs pastel fraîches. Une très belle décoration en stuc court le long du balcon, avec des guirlandes de fleurs, de rubans et de masques (ces décorations sont encore intactes, mais d’une grande fragilité). Selon les termes des monuments historiques : «l’ensemble dégage un charme naïf, kitsch et provincial». A l’époque où la théâtre était utilisé, les artistes vantaient la bonne acoustique des lieux.

Les combles

La vente de la Tourasse, et même sa démolition furent envisagées au 19e siècle et en 1910. C’est la beauté de sa charpente en châtaignier en forme de coque de navire renversée, assemblée sans aucune pièce de fer, qui sauva le bâtiment. Ses combles que l’on nome également « les cintres» servaient à fixer les décors et à relever le rideau à l’aide de treuils et de poulies.

L’horloge et la cloche

Sur le pignon Est, face à la cité, se trouve l’horloge municipale. Son cadran a été restauré en même temps que la façade. Son mécanisme datant de 1968 a été entièrement démonté et se trouve au musée de l’Office de Tourisme de Rieux. Au dessus de l’horloge se trouve la cloche. Elle était chargée de rythmer les travaux et les jours, elle signalait à la population la naissance d’un incendie ou l’approche d’une troupe suspecte et appelait au rassemblement. Cette cloche porte sur la robe la date de fonte « 1738 Alexandre de Johanne de Sauvery étant évêque de Rieux» ainsi qu’un verset de l’évangile très approprié à sa fonction : « Veillez et priez car vous ne connaissez ni le jour ni l’heure».

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